Pour une fiscalité responsable et sociale
Défi
Les logiques néolibérales appliquées aux finances publiques visent un affaiblissement progressif du service public et de l’État social. Dans un premier temps, les recettes fiscales sont baissées, puis les prestations sont coupées lorsque les caisses sont vides. Cette logique d’austérité touche toute la popluation, mais en particulier les plus vulnérables, les personnes employées par l’État, les services sociaux, les investissements écologiques et la mobilité durable — tout en ménageant les hauts revenus et les grandes fortunes. Le défi que pose la crise écologique demande une action forte de la part du Canton en matière environnementale, dans un contexte où il ne se donne actuellement même pas les moyens d’atteindre ses propres objectifs climatiques. Ces dernières années ont de plus été marquées par des décisions politiques en matière fiscale qui ont privé l’État de recettes au profit des contribuables les plus aisé·e·s. Les inégalités économiques ont également augmenté dans le canton, une infime part de la population ayant vu sa richesse croître considérablement.
Vision
Les VERT·E·S sont pour une fiscalité guidée par la solidarité, la cohérence environnementale et la responsabilité politique à long terme. Des investissements majeurs sont indispensables à la transition socio-écologique de notre société. Ceux-ci sont également judicieux sur le plan économique : le coût des mesures de protection du climat est six fois moins élevé que celui de l’inaction. Les VERT·E·S réaffirment leur croyance en un service public fort, bénéfique pour l’ensemble de la population. Car les biens essentiels comme la formation, la santé, l’eau, l’énergie, mais également les transports publics, les communications ou les infrastructures techniques, doivent être planifiés et financés par les collectivités publiques, seule manière de garantir qu’ils soient accessibles à toute personne ou entreprise de manière équitable. Le niveau d’imposition doit donc être adapté aux dépenses publiques et au besoin de la population. L’État doit être en mesure de financer un service public de qualité et de le développer. Dans une perspective de justice sociale, il convient de rendre la fiscalité fribourgeoise plus juste et plus redistributive, en sollicitant davantage les hauts revenus et les grandes fortunes. Elle doit également respecter les communes, en limitant les transferts de charges qui affaiblissent leur autonomie et leur capacité à fournir des prestations essentielles. Le canton de Fribourg doit également œuvrer pour un système financier durable au niveau cantonal et national, notamment à travers la caisse de compensation, Groupe e, les TPF et la BCF.
Mesures
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Fin des politiques d’austérité budgétaire
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Abandon des projets routiers comme la liaison Marly-Matran et les routes de contournement.
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Suppression des aides étatiques qui entravent la réalisation effective des objectifs climatiques et de biodiversité.
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Mise en place d’incitations fiscales favorisant les investissements dans des projets d’innovation durables et la réorientation des entreprises afin qu’elles puissent s’inscrire dans un modèle d’économie circulaire.
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Développement de politiques d’investissements et d’achats durables et éthiques du canton (durées d’utilisation plus longues, augmentation de l’efficacité et de la sobriété).
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Barème fiscal favorisant les personnes en situation de précarité et encourageant les modes de vie écologique.
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Augmentation de l’impôt progressif pour les hauts revenus, sur la fortune et sur les successions élevées.
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Arrêt des politiques de « cadeaux fiscaux » pour les plus fortuné·e·s.
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Développement du service public.